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Nous sommes heureux de vous annoncer le lancement de la plateforme suisse de partage. Vous échangez, pour quelques heures ou quelques jours, vos biens et vos compétences tout en faisant de nouvelles rencontres!

A bientôt sur www.freesbee.ch.

Chic, « Global partage »,  documentaire sur l’économie collaborative, diffusé sur Canal Plus, est disponible en chargement libre…

Sympathique nouvelle initiative dans le collaboratif: Owlcamp propose d’accueillir cet été les campeurs dans les jardins, prés et vergers de propriétaires terriens. A la manière de Couchsurfing, il s’agit ici d’offrir non pas un canapé convertible au-x voyageur-s, mais un lopin de terre ou y planter ses sardines…

Pour l’instant, contrairement à Couchsurfing,  ces « hébergements »  se monnayent, genre 5 à 8 euros par nuit. Mais Owlamp invite les participants à troquer: je te permets de planter ta tente, tu me fais un peu de jardinage.

Pour l’instant, les hôtes annoncés préfèrent les espèces sonnantes et trébuchantes…

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Autres plateformes du genre: Campinmygarden et Gamping. Owlcamp se flatte de disposer, elle, d’une application de géolocalisation pour smartphones. Un petit plus non négligeable.

Dans un de ses derniers posts, la bloggeuse Anne-Sophie Novel s’intéresse au mental de ceux qui offrent leurs objets usagés, et de ceux qui les récupèrent, dans les poubelles le plus souvent. Une observation sociologique de ces comportements, que notre société réprouve le plus souvent.

Vous jetez? On pourra vous traiter de gaspilleur.

Vous récupérez? Vous pourriez passer pour un-e démuni-e!

Vous recyclez un cadeau? Là, vous risquez tout simplement le bannissement…

Car la société de consommation a imposé son étiquette au fil du temps. Certaines valeurs nées dans les trente glorieuses circulent sans que quiconque ne les discute. Ainsi, le neuf est toujours mieux que l’occasion, offrir du bon marché est pingre, la récupération est uniquement motivée par les économies, et un cadeau doit toujours être de première main, pour ne citer que quelques uns de ces diktats.

Alors, comme l’écrit Anne-Sophie Novel, la pratique du partage, du don ou de l’échange relève d’une forme de transgression… Mais les candidats à cette nouvelle subversion développent déjà des pratiques et des arguments pour contrer ce prêt-à-penser. Tous les détails ici.

Un projet à saluer et à soutenir: Geness.ch, association genevoise qui entend mettre du « jeune » dans l’économie sociale et solidaire, qu’on connaissait au bord du lac via la chambre d’économie sociale et solidaire, Après.

Geness résume ainsi sa vocation:  » Faire prendre conscience aux jeunes qu’il est possible de produire, de consommer et d’entreprendre autrement, de manière responsable et solidaire ». Les missions de l’association seront d’informer, d’enseigner et d’échanger sur le thème de l’ESS. « Des rencontres jeunes-entrepreneurs sont organisées tous les 2 mois et un projet d’intervention scolaire dans les établissements du post-obligatoire est en étude au Département d’Instruction Public. »

Geness a déjà une page facebook et ouvre les souscriptions (façon crowdfunding) sur wemakeit.ch pour soutenir le financement de son futur site Web. A votre porte-monnaie!

Gageons que ces petits jeunes (plutôt petites jeunes, puisqu’à ce stade Geness c’est cinq copines) deviendront des piliers de l’économie du partage suisse… Bienvenue en tout cas!

 

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« Une fois que la génération Y, qui utilise aujourd’hui Airbnb pour un tourisme de loisirs, obtiendra des postes lui permettant de dicter la politique des déplacements des entreprises, Airbnb deviendra un choix d’hébergement légitime pour les plus grandes sociétés. »

Ainsi s’exprime Jan Freitag, vice président de STR, un institut de recherche américain dédié au business de l’hôtellerie…  Et d’ajouter qu’une des raisons essentielles du choix d’Airbnb par cette génération n’est pas le prix mais l’expérience. « Il faut une bonne place. En ville. Il faut être dans la communauté, auprès des arts, des bonnes tables, des activités », note l’observateur. Or, la plupart des hôtels se sont rendus au règne de la voiture: ils siègent à l’extérieur des villes, dans des zones qui ne peuvent promettre quelque ambiance que ce soit.

Les temps changent, chers lecteurs, les temps changent… 

L’information provient de la Schweiz am Sonntag et elle est reprise ce lundi par la RTS. Nous avions raconté que cette société américaine, financée par Google, et qui permet de réserver en ligne des parcours en voiture assurés par des particuliers, était déjà présente à Zurich et suscitait la grogne des taxis à Paris et Berlin.

A Genève, dès l’annonce, la guerre a été déclarée. Les représentants des taximen souhaitent opposer un réel barrage à Uber. Interrogé par la RTS, Pierre-Dimitri Gore-Coty, de Uber, étaye ses arguments. L’interview audio ici.

 

De plus en plus d’observateurs de l’économie du partage estiment qu’il semble normal, pertinent, légitime, … voire incontournable, que toutes ces plateformes qui conservent des informations sur notre identité, nos moyens de paiement, notre probité, notre rapidité à répondre, notre caractère ou notre propreté (!) finissent par fusionner ces informations.

« Googliser » quelqu’un nous fournirait alors tout le pedigree de la personne en matière de comportement, de socialisation, de culture et de niveau de vie… On peut décemment craindre une telle évolution, et nous en avons déjà parlé, mais puisque nous avons accepté qu’une bonne part de ces informations soit disséminée sur la toile, comment pourrions-nous refuser qu’elles soient simplement… centralisées ?

Dans le dernier numéro de Wired, Jason Tanz explique pourquoi nous échappons encore à de telles pratiques. Si ça ne se fait pas, résume-t-il, c’est parce que les entreprises les plus riches en informations de ce type (telles Airbnb), qui non seulement enregistrent vos comportements mais aussi lisent vos messages, n’ont simplement aucune envie de partager des données aussi utiles économiquement avec de potentiels concurrents.

Pour le journaliste de Wired, ces acteurs de l’économie du partage devraient pourtant partager leurs données. « Si des entreprises comme Airbnb veulent vraiment voir se développer une économie du partage authentique, une économie où des entreprises diverses fournissent différentes sortes de services via de multiples plateformes, elles ont à apprendre elles-aussi à partager. » Ne comptez donc pas sur Wired pour préserver votre vie privée…

A l’occasion du Ouishare Festival, web-strategist publie une cartographie résumant l’économie du partage par une métaphore graphique bien emblématique: la ruche.

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En partant du centre:

• La vocation de l’économie du partage: « empowered » people. Le verbe n’a pas encore trouvé sa traduction en français. Littéralement il s’agit de « donner du pouvoir », mais il contient aussi la notion d’énergie et d’implication.

• Les six domaines (actuellement recensés) dans le partage: les biens, la nourriture, les services, les transports, les espaces et l’argent. On pourrait regretter que n’y figure pas la création, mais ça viendra sans doute.

• Les quatorze sous-domaines où s’expriment actuellement les 9000 (!!!) entreprises recensées. Quelques exemples en attendant que vous grossissiez l’infographie: transport de personne, location de voitures, crowdfunding, monnaies alternatives, etc.

• Enfin, quelques exemples, non exhaustives, d’entreprises et acteurs de cette nouvelle économie

Ca commence à ressembler à quelque chose, non ?

 

Alors que les éditeurs anglo-saxons nous proposent régulièrement de nouveaux ouvrages sur la consommation collaborative et l’économie du partage, la francophonie est à la peine! Voici à ce stade ce qu’on recense qui se rapproche de près ou de loin de notre sujet.

La vie share

Elle est blogueuse et elle suit le sujet avec assiduité. Merci à Anne-Sophie Novel pour cette synthèse, première du genre en français.

Anne-Sophie Novel

Manifesto éditeur

 

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Vive la co-révolution

A nouveau Anne-Sophie Novel, mais cette fois avec Stéphane Riot, qui examinent comment le phénomène collaboratif influence  nos organisations, nos relations, nos échanges et jusqu’à notre façon de penser, d’agir, de consommer et d’entreprendre.

Manifesto éditeur

 

Le numérique

On semblerait presque à la limite du hors sujet, et pourtant. C’est le bien le numérique qui permet aujourd’hui de booster le partage. Revenons donc à la source pour comprendre cette histoire.

Dang Nguyen Godefroy et Dejean Sylvain

Economica éditeur

 

 

peertopeerPeer-to-peer, comprendre et utiliser

Autre pierre fondatrice du partage: le peer-to peer. Le livre est essentiellement un mode d’emploi pour les candidats à l’usage des réseaux pair-à-pair.

Fabrice le Fessant

Editions Eyrolles

 

 

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Réinventer le marché, les clubs de troc face à la crise en Argentine

Quelles pratiques, en pleine crise financière, ont explorées les Argentins au tournant des années 90? Le troc et les monnaies locales. Des pionniers en quelques sortes.

Marianna Luzzi

L’Harmattan éditeur

 

 

En attendant d’autres propositions, une belle sélection de 16 livres en anglais, ici.